Réalisées sur du canevas de plastique 7 ou 10 mailles aux 2,5 cm, presque toutes ces dames mesurent 70 carrés de haut, et 44 carrés de large, soit la moitié d'une feuille. Les fibres employées pour la broderie sont très diverses: de la laine à tapisserie, de la laine à chaussette, du fil de coton à 5 ou 7 brins mis en double, de la fibre synthétique (Phentex) et aussi du raphia synthétique doré mis en triple, du Lurex et de la soie.
Les patrons ont été faits à partir de modèles choisis dans des livres spécialisés sur l'évolution des costumes à travers les âges, tracés à main levée sur papier blanc en enlevant tous les détails qui ne pourraient pas s'inclure dans un seul carré, transférés sur papier millimétré à l'aide d'une table à dessin, en ne traçant que les contours des différentes couleurs, puis retransférés une autre fois sur papier blanc pour être colorés selon les couleurs des laines et fibres disponibles.
J'ai pris quelques libertés quant aux couleurs, pour deux raisons. Tout d'abord, les modèles illustrés dans les livres sont souvent en tissu imprimé, ce qui est très difficile à retranscrire sur si peu de carrés. Les fleurs, les rayures et les dentelles nécessitent un agrandissement supérieur à celui que j'avais décidé. Le choix des couleurs est aussi une question économique. J'ai commencé ces travaux pour utiliser les deux caisses de laine et de fibres que j'ai déjà, pas pour en acheter d'autres. Ainsi, les couleurs reviennent d'un modèle à l'autre et ne changent que lorsque je met la main sur d'autres laines achetées à bas prix.
Pour ce qui est de la table à dessin, je l'ai construite en carton, avec un carré de verre comme surface de travail. La surface de travail est de 40 cm par 30 cm, assez grande pour utiliser une feuille de dessin ordinaire, mais pas trop grande pour affaiblir le verre. Le plan est incliné, avec des côtés taillés au stylet dans une simple boîte de carton. L'arrière est vide, pour permettre d'y glisser une lampe sans abat-jour, qui sert d'éclairage par-dessous. L'ampoule est de 25 watts. J'ai essayé plus fort (60 puis 40 watts) mais c'était trop éblouissant. Le carton est recouvert d'une pellicule auto-collante (MacTac) et le verre est fixé avec du ruban adhésif large sur tout le tour. C'est lavable, léger, et ne coûte presque rien contrairement aux vraies tables à dessin.
Les patrons que vous voyez ici ne sont pas des numérisations des patrons que j'emploie, mais des dessins faits par ordinateur, une case à la fois, car c'est un programme de dessin et de retouche d'images que j'utilise et non pas un programme de création de grilles. |
Done on 7 or 10-mesh plastic canvas, most of those ladies are 70 x 44 stitches, half a sheet. I've used various years and threads: DMC and Anchor embroidery floss and yarn, worsted weight, Crewel wool, doubled sock yarn and tripled baby yarn, cotton, acrylic and synthetic fibers, baby yarn, Phentex and synthetic metallic raphia, even some Lurex and silk.
I've taken the models from specialised books on fashion around the World and through the Ages. I've sketched them on standard paper, holding out any detail that wouldn't fit in one square of graph paper. Then I used a home-made drawing table to transfer the drawing onto graph paper, tracing the outline of all colours, then drawing it again on onion paper to colour it - trying to match colours of pencils to those of yarns I already had.
The colours aren't exactly those of the originals, for two reasons. First, the ladies in the books are often dressed in prints, something which won't fit in a few squares. The choice of colours is also a matter of budget. I've began those embroideries to use the two big boxes of mismatched yarns and didn't want to buy any more. Therefore, colours tend to come back from one model to the next, changing as I come across more yarn from discount stores (mainly a weekly visit to the Salvation Army's Store -- but not only for yarns).
The drawing table is made from a cardboard box, with a pane of glass as working surface. The pane of glass measures 40 cm x 30 cm, large enough for a standard paper sheet, not too large to make it breakable. The surface is slanted, cut away with an X-Acto knife and the back is empty, to allow light to come in. I use a standard bed-side lamp without a shade, with a 25 Watts bulb. Anything stronger is blinding. The drawing table is covered in MacTac and the glass is held in place with wide scotch tape (3 cm wide). This table is light, portable, can be dusted or even washed with a damp cloth. Masking tape strips are used to hold the papers to the glass.
The patterns you see here aren't scans of those I used but drawings made from Paint Shop Pro software, a drawing and photo retouch program, not one designed to make grids. So the pics seen here are drawn one stitch at the time, like they are embroidered. |